Aujourd’hui, on laisse la parole à Linda, qui a accepté de répondre à nos questions pour nous partager son témoignage et expérience sur onCOGITE. Merci encore pour votre temps et vos mots !
- Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Linda, je viens de Ballan-Miré, une commune près de Tours. Et au départ, je suis contrôleuse à la caisse de retraite depuis 23 ans mais je suis actuellement en invalidité catégorie 2, liée à mon cancer.
Je suis également présidente d’une association de sensibilisation, soutien au cancer du sein et également vendeuse de parfum à domicile pour rester dans le bien-être.
- Pouvez-vous nous parler de votre parcours thérapeutique ?
J’ai eu un cancer du sein avec plusieurs opérations qui se sont déroulées sur quatre ans avec une opération tous les six mois (anesthésie générale, dont l’ablation du sein). J’ai eu de la radiothérapie (27 séances) et je suis sous hormonothérapie pour 10 ans, je viens de fêter mes cinq ans. Donc un sacré parcours, beaucoup d’opérations.
Au départ, c’est vrai que les troubles cognitifs sont arrivés tout de suite : notamment les trous de mémoire, une fatigue intense, beaucoup de mal à trouver mes mots. Je mettais ça sur le compte de toutes ces anesthésies générales… Puis on m’a dit que cela venait aussi des traitements oncologiques. Et c’est vrai que c’était une vraie problématique puisque j’ai essayé de reprendre mon ancien travail et au bout de six mois, je me suis rendu compte que ce n’était pas possible, d’où la mise en invalidité.
- Comment avez-vous connu onCOGITE ?
Avec mon association en tant que présidente, je collabore beaucoup avec la Ligue Contre le Cancer en Touraine. C’est ici qu’on m’a parlé d’onCOGITE, j’ai foncé direct.
- Ressentiez-vous du stress avant de commencer le parcours de remédiation cognitive en visio ?
Alors non, je ne dirais pas que c’était un stress, pas d’appréhension en tout cas en ce qui concernait les séances en visio. J’ai eu un cancer en plein covid donc j’avais déjà fait des séances avec des psychologues ou autres en visio, j’ai commencé à m’acclimater on va dire. Par contre, j’étais très pressée de commencer. D’une part parce qu’il fallait que je trouve des solutions, de l’aide, des conseils… Quelque chose de plus parce que ça devenait handicapant, vraiment.
- Comment vous sentez vous à la fin du parcours ?
Il me reste encore deux séances, je n’ai pas totalement fini, mais je ressors grandie et apaisée. Pourquoi grandie ? Parce que souvent, on se dit qu’on est seul-e avec ça, qu’on est incompris de l’entourage. Et finalement, quand on rentre sur le parcours onCOGITE, on se rend compte qu’avec ce petit groupe qui est animé par la neuropsychologue, on n’est plus tout seul. Tout le monde a les mêmes problèmes, donc ça rassure. Avec la neuropsychologue, on a un vrai accompagnement : elles sont d’une bienveillance, d’une écoute et les exercices sont bien expliqués.
Il n’y a pas de stress à avoir même si au début, c’est très compliqué parce que c’est la réalité, on se rend compte qu’on a de vraies lacunes. Au début du parcours, alors que je suis en plein visio, je coupe la caméra, le micro et puis je vais craquer un bon coup. Je me dis : « mais je n’y arriverai pas, les lacunes sont trop compliquées ». Et puis après tout, je me suis ressaisie en me disant : « mais ce qui est bien aussi dans ce que vous proposez, c’est que sur X personnes, il y en a qui sont au début, tout au début, comme j’ai pu l’être, et il y en a qui arrivent à la fin du parcours. Et on a leurs petits mots d’encouragement. On a leurs témoignages qui nous permettent de dire qu’eux aussi, ils ont été au même niveau que nous et aujourd’hui ils réussissent quasiment tout. Donc pourquoi moi, je n’y arriverais pas ? »
Donc c’était rassurant et finalement, ça m’a donné envie de ne pas lâcher. Mais c’est vrai qu’à un moment donné, on peut ressentir ça et heureusement, l’équipe est super et le groupe aussi. C’est compliqué, c’est 1h30 de séance intense par semaine mais qui au final, pour 18 séances effectuées aujourd’hui, portent ses fruits.
Donc pour résumer, c’était chouette et on a toujours les conseils bienveillants des neuropsychologues qui nous accompagnent, qui nous donnent des stratégies pour travailler notre mémoire au quotidien et essayer de cheminer par la suite avec onCOGITiel.
- Utilisez-vous en autonomie la web-application onCOGITiel ?
J’ai commencé à utiliser onCOGITiel parce qu’il y a une fois où je n’ai pas pu avoir d’atelier de secours suite à des impératifs que je n’ai pas pu gérer. Donc je me suis dit que j’allais faire un peu d’onCOGITiel et j’ai trouvé ça chouette. Et une chose est sûre, c’est qu’une fois onCOGITE fini, je continuerai onCOGITiel à mon rythme pour ne pas perdre la main. Tous les exercices qu’on effectue sont vraiment très bien pensés parce que c’est vraiment de la gymnastique. Et c’est pour ça aussi qu’on est autant fatigué, il faut le dire, à la fin des séances. Mais elles sont nécessaires, encore une fois.
- Un petit mot pour de futurs cogiteurs / cogiteuses ?
Je leur dirais qu’il ne faut pas hésiter, il faut foncer. Que ça va être dur, qu’il faut être assidu mais que ça fonctionne, qu’on rencontre de belles personnes et on se marre beaucoup !
Un immense merci Linda et bravo pour votre parcours sur onCOGITE ! Pour toutes celles et ceux qui souhaitent nous contacter ou partager leur témoignage, vous pouvez envoyer un mail à Capucine sur c.vergez@oncogite.com
